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Le
quotidien libanais d'expression française |
ÉVÉNEMENT - Une initiative inspirée de « La nuit de la science » de Genève
Comprendre les sciences en s’amusant
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Beyrouth
n’en finit pas de se fixer des défis. Dernier challenge en date : « Les nuits
des sciences », un événement importé de Suisse qui consiste à « démocratiser
» la science à travers des activités ludiques. Cet événement devrait avoir
lieu au printemps 2008 à l’hippodrome de Beyrouth. Un appel à propositions
a été lancé hier lors d’une conférence de presse au Sérail en présence du
ministre de la Culture, Tarek Mitri, de l’ambassadeur de Suisse, François
Barras, de Hamid Debs, coordinateur du projet, et de Riad Alayli, membre du
Conseil municipal de Beyrouth.
Le comité en charge du projet recherche, en résumé, « des animations pour
petits et grands, dans un esprit ludique et convivial, pour faire découvrir
au grand public la richesse et la diversité de l’activité scientifique »,
a noté Hamid Debs, qui a ainsi invité les écoles, les universités et les centres
de recherches à y participer comme il a également sollicité les secteurs privés
et publics afin qu’ils soutiennent « Les nuits des sciences », version libanaise.
À l’origine du projet, Malek el-Khoury, un membre de la communauté libanaise
qui réside en Suisse. Ayant assisté de nombreuses fois à « La nuit de la science
» à Genève, il a voulu faire partager cette expérience à ses compatriotes
libanais. Il a donc proposé au maire de la ville, Patrick Mugny, et au ministre
Mitri d’unir leurs forces pour créer un événement similaire à Beyrouth.
« Beyrouth et Genève entretiennent traditionnellement d’excellentes relations
couvrant les domaines commercial, financier, académique et culturel en particulier
grâce à la dynamique communauté d’origine libanaise qui réside en Suisse »,
a noté l’ambassadeur Barras avant de préciser que « La nuit de la science
» se déroule à Genève depuis l’an 2000. « Pendant tout un week-end, différentes
animations en rapport avec la science – stands, démonstrations, reconstitutions
d’expériences, expositions, pièces de théâtre – sont proposées aux visiteurs
par différentes institutions scientifiques et culturelles, a indiqué Barras.
Des milliers d’enfants, de jeunes, d’adultes sont ainsi invités au dialogue,
à la rêverie et à la découverte autour d’un thème scientifique en général
peu compréhensible et peu accessible. Chaque année, un thème différent est
traité : l’évolution, l’eau, le feu, la mesure… À titre d’exemple, lorsque
l’eau a été choisie comme thème, le public a eu l’occasion, en discutant avec
des spécialistes, en manipulant, en observant et en assistant à des spectacles,
de mieux comprendre les divers phénomènes liés aux propriétés physico-chimiques
de l’eau, mais aussi les questions liées à sa gestion, à son utilisation et
à sa protection. »
Parmi les thèmes retenus par le comité libanais : la variété biologique, la
technologie dans nos vies, l’énergie, la santé publique, l’histoire des sciences,
la femme et les sciences, la sensibilisation à l’environnement. Affaire à suivre…